De l'influence des réseaux sociaux
- Michaël Bourgeois
- 31 mai
- 2 min de lecture
Pendant de longues années, l'information et l’influence de masse ont été véhiculées par l'intermédiaire des journaux, de la radio puis de la télévision. La diffusion de l'information se faisait de façon massive et verticale. L’information était plus lente à atteindre sa cible. Ces médias (utilisés à bon escient) avaient recours à des informations issues de sources fiables et vérifiées. Les « influenceurs » de l’époque étaient des personnes qui apportaient à la population une information légitime en raison de leur statut et du mérite qu'elles avaient acquis auprès de la société dans leurs domaines de référence.
Depuis l’essor d'Internet (années 1990 à 2000) puis des réseaux sociaux, la transmission de l’information se fait de façon transversale voir multidirectionelle, avec la possibilité d’une influence ciblée, notamment par des mécanismes algorithmiques. L’information n’y est pas toujours correctement sourcée. Elle se répand sans filtre et de manière instantanée.
Il suffit, par exemple, qu'une personne A, puis une personne B et une personne C, nous transmettent une même information précise X pour que celle-ci devienne une vérité. Une autre stratégie consiste à répéter une même information fausse avec conviction ; cela tend à produire le même effet.
Sachons nous méfier de la réalité de la « mare » des réseaux sociaux. Cette réalité, à fond trouble et aux contours mal définis, est une étendue où peuvent se répandre le mensonge par les fake news, l’influence à but commercial (dont le seul objectif est de vendre un produit ou de générer des revenus grâce au nombre de vues sur une plateforme), les bénéfices secondaires recherchés par certains influenceurs (notoriété), la manipulation de masse à des fins politiques ou idéologiques, ainsi que l’ingérence d’États, de mouvements idéologiques ou d’entreprises dans la structuration d’un pays.
Dans la mare, les crapauds qui coassent le plus fort sont souvent les plus visibles.
Ce type de réflexion, à mon sens, devrait circuler davantage sur nos réseaux sociaux afin de sensibiliser le public à la nécessité d’une régulation de ce nouveau média.





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